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Hervé Di Rosa
“Bons baisers d’Afrique et du Mexique” du 15 février au 22 avril 2007. Sélection d'oeuvres originales du Mexique et d'Afrique
Cet événement est organisé dans le prolongement de l’exposition “DIROSAFRICA” présentée, en même temps, au Musée du Botanique à Bruxelles.
L’intitulé “Bons baisers d’Afrique et du Mexique” est une référence au livre de Jean Seisser “Bons Baisers”. Comme vous le savez, Hervé Di Rosa a commencé en 1992, un long périple autour du monde...Dès lors, comment compter les cartes postales envoyées!... Au musée du Botanique vous allez découvrir les étapes du voyageur-peintre Hevé Di Rosa et de son compagnon de route Jean Seisser, commissaire de l’exposition. Leur passion commune est l’Afrique. Et c’est pourquoi vous voyagerez au Ghana, au Bénin, en Ethiopie, au Cameroun, en Tunisie et en Afrique du Sud. De ces lieux, il ramène des oeuvres où ses talents de coloriste exultent, imprégnées des techniques locales mais surtout chaleureuses dans son approche du paysage, du village et de la vie quotidienne. Di Rosa est aussi le co-directeur du Musée d’Art Modeste à Sète. On le sent dans son approche de l’autre, non seulement compris mais aimé.
L’exposition de la galerie est plus humble. Nous avons choisi, dans l’atelier de l’artiste, des acryliques sur papier de l’Afrique du Sud et du Mexique. Nous retrouvons dans les papiers sur l’Afrique du Sud, des bribes d’histoire de la guerre des Zulus, des scènes de chasse et la douceur des foyers. Il traite le sujet comme une photographie. Ce peintre qui habituellement, investit tout le support et l’encombre, traite les scènes d’Afrique comme des zooms, fragments de mémoire, au centre d’une large feuille blanche. Il joue avec le bleu, l’ocre et le vert. Les encadrements pyrogravés nous entraînent dans une ronde animale. Toute autre atmosphère pour le Mexique! Les rouges et les bleus éclatants dominent. Les Dieux sont présents, la peur et la mort aussi... mais soudain, apparaît la délicatesse du pêcheur de palourdes et le jeu ludique d’un sifflet aztèque. A la galerie, nous mettons à votre disposition une documentation complète sur la Figuration Libre et l’oeuvre d’Hervé Di Rosa.
Anne-Marie Dewart, Directrice de la galerie
Texte de Jean Seisser, commissaire de l’exposition “Dirosafrica”, Musée Botanique, du 15 février au 8 avril 2007.
En passant par le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire ou le Togo pour aller chez Almigthy God à Kumasi au Ghana, Hervé Di Rosa traverse un paysage sauvage gorgé de magie, où le vécu a un autre sens, où le temps se compte différemment, où tout est décalé. Et pourtant, l’Afrique Noire est aussi un sud de la France de l’autre coté de la Méditerranée au-delà du Sahara. Il n’a pas découvert une terre vierge, mais un monde étrangement distordu entre d’autres mœurs et les reliquats de la colonisation. La mondialisation y a des accents surprenants, et le plus authentique sorcier possède désormais son portable qu’il utilise quand il a assez d’argent pour se payer une carte téléphonique. Quand Hervé Di Rosa travaille là-bas, les œuvres qui naissent dans leurs ateliers au Ghana, au Benin, en Tunisie, en Ethiopie, chez les Zoulou à Durban en Afrique du Sud, chez les Bamoun au Cameroun, métissent les cultures. L'artiste européen respecte leurs savoir-faire et les artisans africains font de leur mieux pour gagner de l’argent. Sans leur savoir-faire, les œuvres d’Hervé Di Rosa, ne pourraient exister telles qu’elles sont.
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